Je ne crois pas que tout s'arrange tout seul. Je crois qu'il existe toujours des ressources et un chemin — à condition de bouger, de réfléchir, d'ouvrir l'esprit. Cet optimisme méthodique est le fil rouge qui traverse mes trois piliers d'accompagnement : le coaching profond (dépasser durablement un blocage), la préparation mentale (performer sous pression) et la prise de parole (devenir clair, solide et mémorable à l'oral).
Je ne suis pas seulement formateur en prise de parole. Pas seulement préparateur mental. Pas seulement coach. Mon centre de gravité, c'est les moments où tout se joue — qu'il s'agisse d'un match, d'une prise de parole décisive, ou d'un cap de vie à franchir.
« On écrit le texte pour clarifier la pensée et sécuriser l'orateur, pas pour réciter mot à mot. Le texte est une boussole, pas une cage. »
Pendant des années, j'ai été à la fois coach et formateur. Je parlais déjà en public, j'aimais ça, et je n'ai jamais été quelqu'un de paralysé par le trac. Mais au fond de moi, je voulais passer un cap : devenir conférencier, prendre la parole sur de grandes scènes, et un jour faire un TEDx. En 2016, je me dis : « Ce serait génial d'en faire un, un jour… » Quinze jours plus tard, la vie me propose… TEDxDunkerque.
Sur le papier, tout est parfait : je suis coach, formateur depuis plus de 25 ans, je suis passionné par la mémoire et la prise de parole, et je veux prouver ce que je sais faire. Sauf qu'à ce moment-là, ma façon de préparer une conférence est encore très technique et très centrée sur le texte. Je prépare énormément, je travaille comme un acharné, mais je ne mesure pas encore à quel point on peut être sur-préparé… au mauvais endroit.
Le problème, ce n'était pas le trac — et ce n'était pas non plus le fait d'écrire. Au contraire : pour moi, écrire un bon texte, c'est d'abord une façon de clarifier sa pensée. Un bon texte porte le message, il rend la structure limpide, il dessine un fil rouge évident. Là où je me suis piégé, à Dunkerque, c'est que j'ai mis tout le poids sur le texte comme performance à respecter, au lieu de m'appuyer sur lui comme sur une base solide pour être présent, adaptable, vivant. Quand les deux tiers de mon contenu sont devenus obsolètes à la dernière minute, c'est toute cette logique « je dois coller au texte » qui s'est effondrée.
Le tournant, c'est la répétition, trente minutes avant le lever de rideau. Les images de mon ancien talk et du nouveau se mélangent, je perds le rythme, je laisse de vrais blancs — pas des silences assumés. Je transpire, je vois le visage du coach qui m'accompagne se fermer au milieu des fauteuils rouges de cette magnifique salle. À cet instant, je comprends que je suis en train de rater le moment que j'attendais depuis des années. C'est là que la phrase de mon mentor, Martin Latulippe, prend une profondeur nouvelle : « Ne prépare pas la conférence, prépare le conférencier. » Le problème n'est pas d'ajouter encore une couche de texte, mais de devenir quelqu'un qui peut tenir debout, même quand tout a changé à la dernière minute.
Ce soir-là, je n'ai plus le choix : la seule chose sur laquelle je peux compter, c'est ce que j'ai construit en amont comme personne — mes années de pratique, ma confiance dans les techniques, ma capacité à être présent, à écouter, à rebondir. En réécrivant ma carte mentale dans l'urgence, je comprends concrètement ce que veut dire « préparer le conférencier ». Le texte reste important, mais il devient un outil au service de l'orateur, pas une cage. À partir de là, ma manière d'accompagner les orateurs change radicalement : je ne m'arrête plus à leur texte, je travaille qui ils deviennent sur scène.
Cette scène de Dunkerque n'est pas un point de départ. C'est un point de bascule dans une histoire qui a commencé bien avant — et qui, depuis, ne s'est jamais vraiment arrêtée.
Un club d'informatique animé pour des enfants de 8 à 12 ans, un adolescent de 16-17 ans qui comprend sans le formuler ainsi que transmettre est sa raison d'être. Élève provocateur par ailleurs, j'ai quitté le lycée en plein milieu d'un cours de sciences physiques — je n'étais pas fait pour rentrer dans les cases, ni celles de l'Éducation nationale, ni aucune autre depuis. Tout le reste — vingt ans d'informatique, puis le basculement vers l'hypnose qui m'a rapidement conduit au coaching, puis TEDxDunkerque — n'a fait que chercher la meilleure forme à donner à cette même intuition.
Autodidacte, procrastinateur devant l'Éternel, mais incapable de lâcher un sujet qui me passionne vraiment. Grand lecteur, je passe sans complexe d'un livre de neurosciences à un San-Antonio, en passant par 50 Nuances de Grey (oui, oui, j'ai bien aimé ces livres) et Spinoza, en refusant de m'enfermer dans une spécialité. J'ai aussi un faible avoué pour les contrepèteries — pas forcément les grands classiques, plutôt celles que je glisse discrètement dans mes textes ou mes discours. Un plaisir que je qualifierais volontiers d'égoïste : si vous en trouvez une sur ce site, tant mieux pour vous ; sinon, tant mieux pour moi.
Après avoir occupé tous les postes dans l'entreprise de mes parents et fait mes armes en informatique et télécoms, j'ai créé ma première entreprise. Onze ans à la tête de Synopsys Network, une équipe qui a compté jusqu'à 12 personnes. Avant de coacher des managers et des dirigeants, j'ai été l'un d'eux : les décisions à prendre seul, la pression du résultat, le management au quotidien — je sais ce que c'est, de l'intérieur.
Formation en hypnose ericksonienne et en PNL. J'ouvre un cabinet d'hypnothérapeute à Limoges — phobies, comportements compulsifs, addictions, allergies respiratoires (si si, je vous promets, l'hypnose fonctionne aussi pour ça). C'est là que j'apprends à ne jamais combattre un symptôme de front, mais à chercher ce qu'il protège. Une conviction qui ne m'a plus quitté depuis.
Formation de coach professionnel, puis d'orateur. Je commence à accompagner les speakers TEDx Limoges dès 2014. Chaque formation vient combler un manque identifié sur le terrain — jamais l'inverse. C'est dans cette période que se loge, en 2016, la scène de Dunkerque racontée plus haut.
Le virage se précise : je me forme aux neurosciences motivationnelles et à l'observation du langage non verbal, puis à la préparation mentale. L'intuition de terrain se double désormais d'une compréhension plus fine de ce qui se joue, concrètement, dans le corps et le cerveau sous pression.
Université de Limoges, doctorants, écoles de commerce, grands groupes : plus de 250 masterclasses et 650 coachings individuels animés. Une pratique de terrain intensive, qui affine la méthode à grande échelle.
Une nouvelle formation en coaching approfondie. En creusant ce protocole, je retrouve — sous un vocabulaire différent — les mêmes intuitions découvertes quinze ans plus tôt en hypnose ericksonienne, et qu'un certain Alfred Adler avait déjà posées un siècle avant nous deux. → Ce qui me guide
Coordinateur de TEDxLimoges, à la tête d'une équipe de 20 bénévoles — après avoir été speaker, puis coach des speakers (je le suis toujours). Diriger, se former, accompagner, transmettre : chaque étape a nourri la suivante, et ce n'est pas fini.
Mon parcours a commencé, il y a quinze ans, par une formation à l'hypnose ericksonienne. J'y ai appris une idée qui ne m'a plus quitté : un comportement, même celui qu'on juge le plus absurde ou le plus handicapant, sert toujours quelque chose. Milton Erickson appelait ça un bénéfice secondaire — ne jamais combattre un symptôme de front, mais chercher ce qu'il protège.
Cette formation s'est ensuite enrichie, au fil des années, de plusieurs formations en coaching. Et c'est en découvrant les travaux d'Alfred Adler, psychiatre viennois du début du XXe siècle, que j'ai compris à quel point cette intuition n'était pas isolée : la philosophie du coaching telle que je la pratique — et telle qu'elle s'est construite bien avant moi — recoupe presque terme à terme celle qu'Adler avait posée un siècle plus tôt. Deux vocabulaires différents, un même socle.
Voici ce que j'en retiens, et ce qui guide concrètement ma manière d'accompagner.
Jack Sparrow a un jour résumé ça mieux qu'un manuel de psychologie : ce n'est pas le problème le problème, c'est votre attitude face au problème. Adler disait la même chose, en plus sérieux et un siècle plus tôt.
Il appelait ça le finalisme : chercher moins le "pourquoi" — les causes — que le "vers quoi" — le but que sert, sans qu'on le sache, le blocage lui-même. Un trac qui paralyse, un schéma qui se répète, une prise de parole qui se dérobe : ce ne sont pas des dysfonctionnements à réparer, ce sont des mouvements qui protègent quelque chose. C'est la même porte d'entrée que le bénéfice secondaire d'Erickson — dite autrement.
Adler observait que chaque être humain naît en état d'infériorité — un constat d'abord très concret : le bébé naît physiquement immature et dépendant, trop petit et trop faible pour subvenir seul à ses besoins. Ce sentiment originel n'a rien de pathologique, il est simplement biologique et universel. Et c'est justement le besoin de le compenser — grandir, apprendre, devenir compétent — qui pousse toute vie à se développer. Ce mouvement n'est pas le problème : c'est le moteur. Encore faut-il le diriger.
Adler parlait de style de vie : la manière singulière, installée tôt, dont chacun a organisé ses réponses aux difficultés — une manière qui se retrouve, identique, au travail, en amour, en société. Reconnaître ce style, c'est souvent reconnaître d'un coup pourquoi la même histoire semble se rejouer sous des formes différentes.
Là où d'autres imaginaient un thérapeute neutre et silencieux, Adler défendait une posture d'encouragement actif. Je ne suis pas là pour éviter à quelqu'un sa difficulté, ni pour la résoudre à sa place. Je suis là pour l'aider à mobiliser ce qu'il a déjà — et qu'il ne voit plus.
Enfin, Adler faisait du sentiment social — cette capacité à se sentir relié, à contribuer à quelque chose de plus grand que soi — le véritable critère de santé psychique. Une prise de parole réussie, un cap de vie franchi, un match abouti : ce ne sont jamais des victoires purement individuelles. C'est aussi ce à quoi elles servent, et pour qui.
Cent ans après Adler, ces intuitions n'ont pas vieilli — elles se sont simplement affinées, à travers quinze ans de pratique et de formation. C'est cette conviction que j'apporte à celles et ceux qui ont un moment décisif à traverser.
→ Voir comment cette philosophie se traduit concrètement dans une séance de coaching profond
Je n'ai jamais fait mystère de mes influences : le cinéma français des dialoguistes, celui où une réplique bien tournée vaut tous les argumentaires. Audiard, Blier — cette façon de dire les choses crûment mais avec une élégance de rasoir. Et puis Gabin, Ventura : des types qui, flics, voyous ou politiques, avaient un code. Une ligne qu'on ne franchit pas.
C'est ce triptyque — le mot juste, l'image qui frappe, la colonne vertébrale derrière — qui nourrit ma façon de travailler la prise de parole. On peut être clair sans être plat. Solide sans être rigide. Mémorable sans être une caricature.
Ma fille est grande maintenant, elle vit sa vie loin d'ici — et c'est très bien ainsi. Ce que j'espère lui avoir transmis, c'est le goût de l'autonomie et le courage de suivre ses rêves plutôt que le confort d'un chemin tout tracé. Le reste du temps, j'aime cuisiner pour les tablées de copains — face à un public ou autour d'une table, je prépare et je donne le meilleur de moi-même pour que le moment compte pour ceux qui le partagent avec moi.
Mon engagement associatif suit le même fil : secouriste, président d'une association académique de parents d'élèves, délégué régional de la Ligue des Optimistes de France, et aujourd'hui coordinateur de TEDxLimoges. Transmettre ne s'arrête jamais vraiment à la porte du bureau — ni à celle de la maison, d'ailleurs.
Chaque pilier a sa propre méthode détaillée — cliquez pour la découvrir.
Dépasser un blocage qui revient, sortir d'un schéma qui empêche d'avancer, franchir un cap de vie.
Découvrir ce pilier →Pour les sportifs de haut niveau et les professionnels qui doivent performer sous pression.
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