Étude de cas · Prise de parole

L'audace retrouvée : la conférence la plus réussie de sa carrière

Marie-Anne a passé sa carrière à raconter des histoires au micro. Mais sur scène, en pleine reconversion de conférencière, elle se jugeait « amateur ». Un accompagnement individuel juste avant une intervention a changé la donne.

Marie-Anne

Docteure en Sciences de la Vie · Conférencière indépendante depuis la retraite

« Vous avez allumé la lumière au bout du couloir et je savais qu'il fallait que j'aille là. »

Résumé

Docteure en Sciences de la Vie et « éveilleuse de consciences » (chargée de mission, consultante, directrice d'associations, enseignante, autrice de documentaires radiophoniques), Marie-Anne a consacré plus de trente ans à la préservation du vivant avant de poursuivre son engagement, à la retraite, comme conférencière sur des sujets de santé et d'environnement. Malgré une carrière entière à l'oral, elle se juge sévèrement après chaque intervention — jusqu'à parler d'« amateurisme de bas étage ».

Pour qui ça parle

Pour celles et ceux qui ont déjà de l'expérience à l'oral, mais qui se jugent bien plus sévèrement que leur public ne le fait — et qui peinent à hiérarchiser un message pourtant riche.

« J'ai depuis toujours un gros problème de manque de confiance en moi, contrairement à l'image que je peux donner. Votre bienveillance m'a aidé à accroître ma confiance en moi. »
Avant "Amateurisme pathétique" ressenti après chaque conférence malgré une carrière entière passée à raconter des histoires ; un message toujours difficile à hiérarchiser.
Après La conférence la plus connectée et la plus énergisante de sa carrière ; un imprévu (retard en salle) transformé en moment de complicité avec le public plutôt qu'en humiliation.

Ce qu'il/elle en dit →

Parole de client

Je suis docteure en Sciences de la Vie et j'ai passé ma carrière à être une éveilleuse de consciences — chargée de mission, consultante, directrice d'associations, enseignante, et autrice de documentaires radiophoniques, toujours autour de l'environnement et du développement durable. Alors quand je suis partie à la retraite, après plus de trente ans passés à défendre le vivant, j'ai voulu poursuivre cet engagement en prenant la parole en public, cette fois sur des sujets qui me tiennent à cœur : l'alimentation, les perturbateurs endocriniens, l'industrie textile. Sur le papier, j'avais tout pour me sentir légitime.

Sauf que ce n'était pas le cas. J'ai toujours eu, en fait, un gros problème de manque de confiance en moi — à l'inverse de l'image que je peux donner. Après chaque conférence, je me jugeais durement. J'avais tellement de choses à dire que je n'arrivais jamais vraiment à hiérarchiser mon message principal. Avant de me faire accompagner, j'aurais résumé mon niveau en un mot : amateurisme, presque pathétique.

J'avais suivi une formation en vidéo sur la prise de parole, et c'était utile, mais ça restait un peu abstrait, comme un cours qu'on regarde en replay. C'est en discutant en visio, juste avant une de mes conférences, que tout ce que j'avais appris est devenu réel. On a retravaillé mon discours, mon ouverture, on m'a appris à construire des métaphores. Mais ce qui a vraiment fait la différence, c'est la bienveillance avec laquelle on m'a écoutée — c'est elle, plus que n'importe quelle technique, qui m'a aidée à accroître ma confiance en moi.

Le jour de la conférence, un imprévu m'a mise en retard pour entrer en salle. Avant, j'aurais eu affreusement honte, j'aurais voulu me faire toute petite. Ce jour-là, le public a applaudi mon arrivée mouvementée, et j'ai eu l'audace de jouer le moment plutôt que de le fuir. J'ai enchaîné avec une conférence d'une puissance que je n'avais jamais connue, hyper connectée à la salle. J'en suis sortie pleine d'énergie, alors que je terminais d'habitude complètement vidée.

Comme je le dis souvent maintenant : on avait allumé la lumière au bout du couloir, et je savais qu'il fallait que j'aille là.

Voir le résumé factuel (étude de cas)

La situation : une carrière entière à l'oral, et pourtant…

Marie-Anne est docteure en Sciences de la Vie et une « éveilleuse de consciences » — chargée de mission, consultante, directrice d'associations et enseignante dans le domaine de l'environnement et du développement durable, également autrice de documentaires radiophoniques. Après plus de trente ans consacrés à la préservation du vivant, elle poursuit aujourd'hui, à la retraite, cet engagement à travers des conférences régulières sur la santé et l'environnement — alimentation, perturbateurs endocriniens, industrie textile — devant des publics associatifs de plusieurs centaines de personnes. Une carrière entière passée à prendre la parole en public, mais un exercice qu'elle n'avait jamais professionnalisé.

Malgré son expérience et l'image de confiance qu'elle projette, Marie-Anne masque un manque de confiance en elle profond et persistant. Chaque conférence se termine par le même jugement sévère envers elle-même. Sa vraie difficulté : elle a toujours beaucoup à dire, mais peine à hiérarchiser son propos pour que son message central atteigne réellement son public — au point de se qualifier, avant l'accompagnement, d'« amateurisme de bas étage ».

Le travail : de la théorie vue en vidéo à un échange qui rend tout concret

Après avoir suivi une formation en ligne, Marie-Anne bénéficie d'un accompagnement individuel juste avant une conférence sur l'alimentation. Le travail se concentre sur le concret : structurer le discours, retravailler l'ouverture, apprendre à construire des métaphores pour rendre le propos plus mémorable. Mais au-delà de la méthode, c'est la relation elle-même — l'écoute et la bienveillance du coach — qui change la donne : ce que les vidéos lui avaient enseigné en théorie devient enfin tangible dans l'échange direct.

Le résultat : la conférence la plus réussie de sa carrière

Le jour J, un imprévu technique retarde son entrée en salle. Plutôt que la paralyser comme par le passé, l'incident devient un moment de connexion immédiate avec le public, qui l'applaudit. Elle enchaîne une conférence qu'elle décrit comme la plus réussie de sa carrière : forte interaction avec la salle, humour, message qui passe. Elle en ressort pleine d'énergie, alors qu'elle finissait habituellement ses interventions vidée.

« Vous avez allumé la lumière au bout du couloir et je savais qu'il fallait que j'aille là. »

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